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Relations internationales

Antennes et partenariats privilégiés

   
   
   

Partenariats privilégiés

Europe

Scuola Normale Superiore de Pise (Italie)

C'est en Toscane, « pays qui a rendu des services essentiels aux sciences et aux arts », au sein de l'Académie de Pise, que Napoléon crée une « sucursale » de l'École normale de Paris ; « une partie de ses élèves », lit-on dans le décret d'octobre 1810, « pourra être appelée par le Grand-Maître à l'École normale de Paris ». Pendant près de deux siècles la Scuola de Pise restera la seule « Grande École d'Italie ».
Au fil de deux vies parallèles mais autonomes, les deux Écoles grandissent dans un esprit commun, élitaire mais démocratique, avec leurs différences, bien sûr, et leurs spécificités. Elles vivent aujourd'hui une relation intense et passionnée, passionnante.

On entre à la Scuola par deux portes : le premier concours se situe juste après la maturità (le baccalauréat italien).
Le deuxième concours, de perfezionamento, recrute des doctorants, indifféremment issus de l'Université ou de la Scuola.
Pas de classes préparatoires (la formation se fait au sein de la Scuola), mais une sélection sévère, une tradition pluridisciplinaire, la vocation à la recherche.
Depuis 1988, date de la signature d'une première convention d'échanges entre les Écoles de Pise et de Paris, bien du chemin a été parcouru : dans le grand débat universitaire européen, les Écoles normales supérieures confrontent leurs traditions, comparent leurs cultures et leurs formations, au gré des échanges d'élèves, toujours croissants. D'une certaine manière, elles apparaissent rétrospectivement comme des pionniers : elles ont mis la coopération universitaire à l'ordre du jour, quand d'aucuns se contentaient de faire une politique de la francophonie. Mettant leurs internats à profit, elles échangent, non pas des élèves, mais des chambres. Aujourd'hui le nombre d'élèves qui bénéficie de ces accords s'élève chaque année à quatre-vingts environ, toutes disciplines, scientifiques et littéraires, confondues, avec une prédominance de la philosophie et de l'histoire de l'art. Chaque année, c'est pratiquement une promotion entière d'élèves de Pise qui déménage à Paris, pour un mois, deux mois, un an.

 

Collège Eötvös à Budapest (Hongrie)

Fondé au XVIIe sicèle, cet établissement prestigieux a rejoint XIXe siècle le modèle académique de l'ENS.
Les deux établissements entretiennent des échanges réguliers d'étudiants et renforcent actuellement les partenariats bilatéaux dans plusieurs disciplines.


Afrique du Nord

ENS Tunis

Depuis plusieurs années, l'ENS Paris accueille (en concertation avec les trois autres établissements du groupe des ENS à Lyon et à Cachan) les élèves de première année de l'ENS Tunis afin de leur présenter son organisation pour l'enseignement et la recherche.


Amérique latine

Brésil

La tradition de coopération entre l'ENS et l'Université brésilienne est ancienne et profonde. Divers professeurs de l'ENS ont fait une partie de leur carrière au Brésil. Beaucoup d'étudiants ou de thésards brésiliens ont été accueillis, depuis toujours, comme auditeurs libres ou pensionnaires étrangers, dans les départements et laboratoires de l'ENS. Actuellement, il existe deux types de coopération institutionnalisée : au niveau des départements et au niveau général.

- La principale coopération franco-brésilienne s'effectue dans le domaine de l'anthropologie entre le Département des sciences sociales de l'ENS et le Musée national d'Anthropologie de Rio de Janeiro. Il permet l'échange d'enseignants et de chercheurs entre les deux institutions et la réalisation de recherches communes. Au titre des réalisations, on compte notamment une enquête de terrain menée à long terme (depuis 1997) et en commun par les deux institutions: elle porte sur les transformations sociales au Nordeste ; il y eut aussi une table ronde à Brasilia (1999), et un colloque en France (2000). Le n°3-4, 2000, de la Revue de synthèse, est un autre fruit des travaux collectifs de sciences sociales qui ont démarré lors d'un colloque organisé à Rio entre l'ENS et l'Université Fédérale de Rio en 1997 : ils doivent être publiés sous forme de livre en français et en portugais. La présence, sur le site de Jourdan d'importants laboratoires d'économie, et d'une unité mixte ENS-IRD (Institut de recherche sur le Développement, ex-Orstom) Territoires et mondialisation dans les pays du Sud, formé par la section de géographie, et portant principalement sur l'Amazonie, constituent d'autres atouts de cette coopération.

- Un récent accord général vient d'être signé entre la FAPESP et l'ENS. La FAPESP : (Fundação de Amparo à Pesquisa do Estado de São-Paulo = Fondation d'aide à la recherche de l'Etat de São-Paulo) est la principale agence de moyens d'aide à la recherche de l'État de São-Paulo. Elle est la mieux dotée du Brésil. La partie essentielle de l'accord porte sur la création d'une commission paritaire ENS-FAPESP, se réunissant au moins une fois par an pour sélectionner les meilleurs dossiers de chercheurs (doctorants) brésiliens toutes disciplines confondues, afin qu'ils passent un an, généralement en deuxième année de thèse, à l'ENS, où ils trouvent co-tutelle ou tutorat individuel. L'accord permet aussi l'accès des normaliens à des allocations de recherche au Brésil octroyées par la FAPESP : celles-ci peuvent intéresser des brésilianistes, des anthropologues ou des lusitanistes. Le même accord prévoir aussi l'échange de post-doc. La commission paritaire doit constituer la base d'une future antenne de l'ENS dans l'État de São-Paulo. Dès maintenant, un bureau de l'ENS est ouvert au CenDoTec (Centre franco-brésilien de documentation technique et scientifique). Il dispose d'une adresse électronique, et d'un petit centre d'information sur l'École disposant de toute la documentation sur nos formations, notre recrutement international, nos bourses, nos séjours d'accueil pour chercheurs brésiliens, etc.

Chine

En 2002-2003, le groupe des ENS ouvre à Shanghai une antenne basée à l'ECNU (Université normale de Chine de l'Est) et ouverte aux autres Universités de la région. Un Accord de coopération pour la création d'un programme de formation Master-Doctorat permettra l'organisation sur place d'un série de cours donnés pendant deux ans par des professeurs des ENS à des étudiants chinois sélectionnés, et l'invitation en France d'un certain nombre d'entre eux pour la préparation d'une thèse en cotutelle.